Demande ma vie, qui est l'unique chose qui me reste à te sacrifier ; car mon coeur n'a jamais cessé d'être à toi.
MANON LESCAUT - Abbé Prévost
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" Dans mon coeur, sans rancoeur, je rêve de te connaitre par coeur. Connaitre tes défauts mais surtout tes qualités... Mes jours et mes nuits c'est avec toi que je veux les passer [...]." C'était le 14 juin 2009 à 23h18.
__C'est comme un brin de nostalgie qui me prend ce matin. Ca aurait pu marcher et même maintenant, alors que j'ai fini par abandonner l'idée qu'elle reviendrai, l'incompréhension reste présente. Des fois on est persuadé que c'est Elle et pas une autre. Vous voulez une preuve ? Qui suis je devenue depuis ? J'ai abandonné ce qu'il me restait d'ami pour elle et je ne m'excuserais pas. Ils me manquent mais je ne veux pas les récuperer. Dites moi avec qui je suis sortie depuis ? Personne n'est ce pas ? Je n'ai pas envie et je n'y arriverais pas? Je n'ai pas envie, je n'y arriverais pas.
__ J'avais promis de ne plus écrire sur elle et j'ai tenue un petit moment. Mais sans citer de nom et si ce n'est pas pour exprimer de la haine, ai-je l'autorisation ? On ne se parle plus, et c'est bien mieux ainsi. J'ai dépassé le stade du manque et j'arrive a vivre sans elle... Alors pourquoi j'écris ? Parce que j'ai relu les messages qu'elle m'envoyait que début de notre relation et que la fin est incompréhensible. Elle m'avait demander de l'oublier et c'est ce que j'ai fait. Elle m'a demandé de vivre sans elle et c'est ce que je fais. Mais malgré tout ça je n'y arrive pas: c'est elle dont j'avais besoin.__ J'ai tourner les pages de mes vieux cahiers. Regarder mes vieux textes, mes vieux poeme, mes vieux dessins. Et j'ai remarqué que je parlais trop.
22 Nov.
__ A travers la vitre il y a une flaque d'eau où les gouttes viennent finir leur vie en un cercle qui s'enfuit. J'essaye tant bien que mal de faire du monde une poesie. Tant bien que mal. Dans cette flaque, le reflet d'un arbre vient se prolonger. Il n'a plus de feuille. C'est l'automne. Les feuilles disparaissent. Je suis là, seule de mon côté, et j'observe le monde qu'on m'offre. Les nuages sont gris, noir... Le vent souffle et emporte avec lui mes dernières larmes... Je fixe mon regard à l'horizon, c'est une nouvelle vie que j'ai devant moi, mais mes yeux brouillés ne la perçoivent pas.
23 Nov.
__Depuis que j'achète ces magazine, c'est directement à la dernière page que je me rend. Lire ses textes. Je me suis donc mise en tête de me renseigner sur son compte. Et de fil en aiguille je suis tombée sur d'autres textes. " Je vais en lire deux ou trois et après je vais aller bosser ! " J'ai tout lu. Je me suis imprégné du parfum de ses mots encore et encore jusqu'à en être ivre. La tête me tournait. Mais je n'ai pas fini. L'humour est l'une de ses grandes arme. J'ai l'âme qui frémit en pensant qu'elle puisse étaler sa grandeur et que je puisse y gouter. Mon coeur bat de plus en plus fort et mes doigts tirent mes cheveux " encore, encore" que ça crit en moi " encore ". Je ferme les yeux pour jouir la force que ses écrits me procurent. J'en veux plus ! Toujours plus !
__ Si j'écris c'est que je pense et donc je suis. Si je n'écris je suis une larve et je persiste a respirer de l'air impure avant de mourir dans une souffrance atroce.
__ Quand je pense je n'imagine pas forcément, mais quand j'imagine je pense forcément.
24 Nov.
__ J'aime. J'aime les gens autant qu'ils m'effraient, d'une force incroyable. J'aime les gens autant que je les hais, et une envie surhumaine me prend à chaque fois que ma poitrine tremble pour l'une d'eux, de leur arracher le coeur, et de le bouffer. J'aime. J'aime. J'aime des gens, comme ça, sans plus. Parce que je ne peux permettre ma faiblesse de s'effondrer dans le néant de la solitude. Parce que je suis incapable d'être seule. Parce que des rires font trembler mes membres de bonheur, des sourires font fondre mon âme en une flaque dégoutante d'amour, font briller mes yeux autant que les étoiles dans le ciel. J'aime. Et quand j'aime, j'ai les bras qui se crispent comme si un corps me serrait contre lui parce que j'aime être serrer contre un corps. Quand j'aime la tête me tourne comme si j'étais saoul, parce que lorsqu'on a bu on oublie tout et que j'oublie le monde qui m'entoure quand j'aime. Quand j'aime le sourire s'accroche a mes lèvres et s'efface en vain même quand l'amour me fait souffrir. Parce que l'amour fait souffrir. Lorsque j'aime on se doit de m'appartenir alors le mieux, c'est de faire en sorte que je n'aime pas, pour ne pas souffrir oppressé par ce sentiment. Mais que je ne haïsse pas, pour ne pas souffrir sous le venin de ma plume. Je hais. Je hais l'espèce humaine et ses paroles imbéciles. Je hais chacun des sons qui sortent de ces tas de chairs gesticulant sous le vent. Je hais ces idiots s'agitant sous la pluie. Je hais. Je hais. Je hais l'enfer qu'ils ont crées sur Terre. Je hais les fumée des usines, des voitures. Je hais le béton qu'ils font coulés couche après couche comme la lave qui brule nos campagne, moi, je hais. Je hais la haine, ses armes et le bruit infecte qu'elle font en s'entrechoquant. Je hais les corps et le sang qui s'étalent à nos pieds. Je hais. Et quand je hais j'ai le cerveau qui surchauffe et les nerfs qui fond des noeuds. J'ai les lèvres qui se crispent comme pour empêcher un sons qui ne sortirais pas, même si elles s'ouvraient. Quand je hais, j'ai les genoux qui tremblent parce que tout les sentiments se mélange et crées un poids. Et je hais ça.
__ Pendant l'espace d'un instant je n'étais plus là. Je suis partie. Je suis incapble de dire si ça a duré cinq minutes ou une heure, je ne sais pas... Je ne souriais pas mais je n'étais pas triste. Je n'entendais que des bruits sourds sans cohérence et mes yeux ouverts ne voyaient que des couleurs. Je ne sais pas où je me trouvais mais j'étais comme morte. J'aimerais y retourner.
26 Nov.